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Estelle : dépenses compulsives, vie aux Pays-Bas et liberté entrepreneuriale
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Estelle : dépenses compulsives, vie aux Pays-Bas et liberté entrepreneuriale

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Estelle a grandi avec une rente mensuelle liée à la mort de son père policier, suicidé quand elle avait 15 ans. Pendant des années, elle n'a pas vraiment fait le lien entre cet argent et ce deuil. Puis les héritages se sont accumulés — 20 000 euros de sa grand-mère, 80 000 liés à la vente de la maison d'enfance — et avec eux, des questions de plus en plus intimes sur ce qu'on fait de l'argent des morts. Expatriée aux Pays-Bas depuis 12 ans, elle a absorbé une culture où l'argent se discute sans honte, comme un outil. Ce changement de prisme l'a transformée. Elle qui collectionnait les robes sans compter, qui dépensait par réflexe pour remplir un vide, a dû tout réapprendre en devenant entrepreneure — sans filet, sans chômage, avec juste une réserve qui fondait et une horloge qui tournait. Ce que raconte Estelle, c'est moins une histoire de chiffres qu'une histoire de ce qu'on accepte de ressentir quand l'argent vient de quelqu'un qu'on a perdu.

Quelques citations :

1

« Je crois que c'est vraiment ça qui m'a poussée : la réserve commençait à arriver à zéro, donc maintenant il faut que tu gagnes de l'argent avec ton activité. »

2

« J'avais l'impression de prendre quelque part comme dans une réserve, comme dans un cadeau qui m'avait été fait. Et en fait le cadeau commençait à disparaître au fur et à mesure. »

3

« Le fait que ces 80 000 euros soient toujours sur le compte, bien au chaud. Depuis 10-12 ans. »

4

« Maintenant j'ai de la joie ailleurs, donc j'ai moins besoin d'acheter des robes et des sacs à main. »

5

« J'ai l'impression qu'ici c'est un statut d'outil. De monnaie d'échange en fait. »

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