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Théo, "l'anticapitaliste" sorti d'école de commerce
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Théo, "l'anticapitaliste" sorti d'école de commerce

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Théo a 29 ans, des parents instituteurs de gauche, et un diplôme d'école de commerce en poche. Un grand écart qui résume assez bien la tension qui traverse toute sa vie. Élevé dans un foyer où les gens qui gagnent de l'argent sont vaguement suspects, voire franchement méprisables, il a pourtant choisi la voie la plus capitaliste qui soit — sans vraiment savoir pourquoi. Par sécurité, peut-être. Par mimétisme, sûrement. En arrivant en école de commerce, il se retrouve face à des camarades qui commandent des bouteilles à 100 euros sans ciller, pendant que lui calcule s'il peut se permettre de partager l'addition. Le choc est violent, silencieux, honteux. Depuis, Théo fait un chemin. Il regarde son compte en banque plusieurs fois par jour, stresse pour un croissant à un euro, mais part en Norvège cet été avec sa copine. Il achète ses meubles sur Le Bon Coin, emprunte des DVD à la médiathèque, et commence — lentement — à comprendre que ce n'est pas de l'avarice. C'est une façon de choisir sa propre temporalité dans un monde qui veut qu'on aille vite, qu'on consomme, qu'on affiche.

Quelques citations :

1

« C'est infusé en moi ce truc de : les gens qui gagnent de l'argent, ce n'est pas quelque chose de forcément positif. »

2

« Dans notre éducation à moi et mon frère, c'était la vigilance. Ça a toujours été la vigilance, faire attention à ce qu'on dit, à ce qu'on fait, à ce qu'on pense. »

3

« Je me comparais juste à ce qu'il avait et pas à ce qu'il voulait. Du coup, c'était biaisé. »

4

« En Finlande, j'avais pas Internet, que de la Wi-Fi, et je me sentais libre. »

5

« J'essaie de dire oui aux choses et pas que le non vienne de la peur de l'argent. »

🔥

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