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Lucie et “sa dégringolade de classe”
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Lucie et “sa dégringolade de classe”

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Lucie a grandi entre deux mondes : un père aux Galeries Lafayette qui lui achetait des jeans à 200 euros sans jamais mentionner le prix, et une mère ingénieure reconvertie en professeure de piano par amour du plaisir. Résultat ? Une trajectoire en dents de scie, entre chômage, RSA, négociations de salaire bluffantes et une croyance tenace qu'elle est « faite pour galérer ». Ce que Lucie appelle sa dégringolade de classe n'est pas qu'une question de revenus — c'est le vertige de quelqu'un qui a goûté à la belle vie sans les codes pour y rester, et qui a mis des années à démêler ce que l'argent lui inspire vraiment. Aujourd'hui, elle se lance à son compte, avec un comptable, un avocat et beaucoup d'inconnu devant elle. Mais quelque chose a changé : elle a mis des mots sur le cercle qui la faisait tourner en rond. Cette conversation est un portrait intime de ce que signifie reconstruire son rapport à l'argent quand personne ne vous a vraiment appris.

Quelques citations :

1

« Pour moi, c'est la liberté. La liberté de choisir, de choisir entre deux options plus ou moins chères et la liberté aussi de l'indépendance par rapport aux parents, par rapport à l'État, par rapport au patron aussi. »

2

« Il y a la frustration de me dire que je ne peux plus me permettre, que moi, en tant qu'adulte, je ne peux pas me permettre de m'offrir les aussi belles choses que j'aimerais avoir par rapport à ce qu'il m'a transmis. »

3

« Je suis meilleure vendeuse de moi-même que vendeuse de vêtements. »

4

« Les moments dans ma vie où je gagne un peu bien ma vie, j'ai toujours ce truc de qu'est-ce qui se passe, c'est pas moi ça, moi je suis censée galérer en fait. »

5

« Plus tu es riche, plus tu es riche, plus tu es pauvre, plus tu es pauvre. »

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