Comment Bruno Muschio (Navo) gère son argent depuis Bref
Auteur, collaborateur de l'ombre dans l'orbite de Kyan Khojandi, il incarne une figure rare — celle d'un artiste qui gagne sa vie sans jamais vraiment chercher à la gagner.
Dans cet échange avec Fabrice Florent, Navo parle avec une franchise désarmante de ses contradictions : il ne croit pas aux règles du jeu capitaliste, mais il les joue mieux que beaucoup. Il défend l'égalité des salaires, mais ne dira pas combien il touche. Il pense à l'argent juste assez pour ne plus avoir à y penser.
Ce qui ressort, c'est un rapport à la liberté aussi singulier que cohérent : tant que les revenus couvrent les dépenses, il fait ce qu'il aime, sans calculer. Le vrai luxe, selon lui, ce n'est pas la Rolex. C'est de ne jamais se demander combien c'est payé avant d'accepter un projet.
Quelques citations :
1« Mon vrai problème, c'est que par amitié avec les gens avec qui je travaille, je ne dis pas combien je gagne parce que je ne veux pas que les gens puissent se dire : OK, c'est sûr que Kian gagne plus que Navo. »
2« Je suis pas d'accord avec les règles mais je gagne le jeu donc je vais pas dire qu'il a tort. C'est juste que je suis pas d'accord avec le jeu auquel je gagne. »
3« Le vrai luxe dans ma vie c'est ça : je fais des projets sans jamais me demander combien c'est payé. Je le fais avec toi parce que j'ai envie de le faire, donc que ce soit une balle ou un million de balles, c'est pas pour les balles que je le fais. »
4« Avant quand je payais un loyer, je payais le crédit de quelqu'un d'autre, donc autant payer mon propre crédit. »
5« J'ai suffisamment de sous pour ne faire que ce que je veux. Quand je fais un truc, c'est parce que j'ai envie de le faire. »
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